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EDITIONS PEPPER – L'HARMATTAN
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Les actes du colloque Vin et République proposent, au moment de la commémoration du centenaire de la Révolution des Dimanches en Languedoc (1907), de revenir sur le rapport complexe entre questions viticoles et régime républicain. Au delà des faits historiques connus (mutinerie puis reddition du 17ème régiment d’infanterie à Agde, arrestation du docteur Ferroul, grandes manifestations de Montpellier, de Perpignan ou de Narbonne, démissions des élus locaux, vote de la loi du 29 juin contre la fraude), ce colloque organisé sous l'égide du Comité d’Histoire Parlementaire et Politique et en partenariat avec le CEPEL (Montpellier I) et le Centre Croyances et Mentalités Contemporaines (Montpellier III) a pour originalité première de ne s'inscrire ni dans la commémoration héroïque, ni même dans la geste vigneronne mais de choisir une optique résolument pluridisciplinaire et comparative. L’objectif consistait en effet à «nationaliser» l’approche de 1907, c’est-à-dire à concilier une analyse de la mobilisation du Midi rouge, de sa réalité mais aussi des représentations auxquelles elle a donné lieu, et une interrogation sur sa spécificité, sa postérité et son exemplarité à l’échelle du siècle et de la nation. Le plan de l’ouvrage et les sujets qui y sont abordés témoignent de cette préoccupation. Les articles de la première partie, Echos et manifestations des révoltes viticoles, rendent compte de la manière avec laquelle la révolte a été perçue et souvent instrumentalisée dans la presse, dans les milieux consulaires, au Parlement et dans les partis politiques. Ils permettent aussi de mettre en perspective la révolte languedocienne en évoquant des mouvements et des pratiques parfois moins connus, comme ceux du Bordelais ou de la Champagne. Si la crise de la viti-viniculture renvoie d’abord à des problématiques économiques et sociales, elle débouche sur une mobilisation des milieux politiques et sur une intense activité législative. La deuxième partie, Les questions viticoles et l'action politique : enjeu national et contraintes locales, fait état de ce phénomène à travers l’évocation du parcours et de l’action d’un certain nombre de «députés du vin» languedociens ou non. Elle met aussi l’accent sur la traduction réglementaire et législative des mobilisations viticoles à travers l’analyse de la loi du 29 juin 1907, du Statut de la viticulture mais aussi du fonctionnement de la commission des boissons de la Chambre des Députés. La construction de la «République des Républicains» tend à mettre en place un Etat centralisé et unitaire. Pour autant, autour de la question viticole se structure une identité de territoire qui, en mettant en avant ses spécificités, entre en conflit avec cette logique unificatrice. Les articles rassemblés dans la troisième partie, Vin, République et construction des identités territoriales, interroge les relations qui se sont progressivement nouées entre le vin et les territoires que ce soit à l’échelle locale ou régionale.
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VIN ET REPUBLIQUE Sous la direction de PHILIPPE LACOMBRADE et FABIEN NICOLAS Parution 2009, 310 pages, 29,50 euros